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Centre Scientifique et Technique de la Construction

20/08/2018

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A.3. Exemples

A.3.1. Jonction conforme à la PEB au droit d'un mur creux

La figure A.5. illustre schématiquement une jonction avec un mur creux réalisée selon la PEB.

Fig. A.5. Représentation graphique (schéma de principe) d'exemple de jonction conforme à la PEB au droit d’un mur creux.


La continuité des couches d’isolation thermique est assurée par l’interposition d’un élément isolant.

La hauteur de l’élément isolant doit être telle que : Par convention, on considère toute la hauteur de l’élément isolant. Celui-ci devra cependant présenter une surface de contact dcontact égale à la moitié de son épaisseur sur tout le périmètre de la toiture (y compris aux points les plus élevés).

A.3.2. Acrotères conformes à la PEB

Fig. A.6. Représentation graphique (schéma de principe) d'exemple d’acrotère isolé et conforme à la PEB.
Fig. A.7. Représentation graphique (schéma de principe) d'exemple d’acrotère en maçonnerie isolée, conforme à la PEB.

Fig. A.8. Représentation graphique (schéma de principe) d'exemple d’acrotère répondant à la règle de base n° 3 et conforme à la PEB.
Pour être considéré comme noeud constructif conforme, un acrotère doit satisfaire à l’une des trois conditions suivantes :

A.3.3. Acrotères soumis à des mouvements différentiels et conformes à la PEB

La présence obligatoire d’un profilé métallique en L le long de la rive crée inévitablement un noeud constructif à cet endroit. On sera donc contraint de calculer la valeur ψ ou d’utiliser une valeur forfaitaire.

Fig. A.9. Représentation graphique (schéma de principe) d'acrotères soumis à des mouvements différentiels et conformes à la PEB.

Pour les cas A, B et C illustrés à la figure A.9., on a calculé des coefficients Y indicatifs de 0,048, 0,07 et 0,096 W/mK respectivement, soit des valeurs supérieures au coefficient ψe,lim de 0 W/mK, mais inférieures aux valeurs forfaitaires de 0,9 et 1,5 applicables respectivement aux angles sortants et aux angles rentrants.

Grâce à l’isolation thermique posée sous le couvre‑mur au-dessus de l’acrotère (figure A.9C), le coefficient ψ de notre exemple peut être ramené de 0,096 à 0,081 W/mK.

A.3.4. Rehausses destinées aux lanterneaux préfabriqués et conformes à la PEB

Exemple de rehausse destinée à la pose d’une
coupole ou d’un lanterneau et conforme à la PEB.
Fig. A.10. Exemple de rehausse destinée à la pose d’une coupole ou d’un lanterneau et conforme à la PEB.

Si la pose d’un élément isolant est envisagée (cf. § 5.5.4.), il y a lieu de satisfaire aux trois exigences précitées (valeur λ, valeur R et épaisseur de contact) en suivant le même raisonnement qu’au § A.3.1., à cette différence près que la valeur R doit satisfaire à l’une des conditions suivantes : R ≥ Risolation toit/2 ou R ≥ 1,5 (voir l’encadré en page A.2.).

Une variante consiste à poser le lanterneau sur un matériau isolant incompressible ou à opter pour une rehausse isolante spécialement conçue pour la pose des lanterneaux (cf. § 5.5.4.).

A.3.5. Acrotère conforme à la PEB et gouttière pendante

L’acrotère illustré à la figure A.11. n’est pas considéré comme un noeud constructif linéaire, car les chevrons permettant de fixer la gouttière pendante (n° 1 sur le schéma) sont situés en dehors de la coupure thermique. L’élément ne doit donc pas satisfaire aux exigences de valeur λ, de valeur R et d’épaisseur de contact.

Si la fraction bois de l’acrotère (n° 2 sur le schéma) représente moins de 10 % de l’ensemble de l’élément, la gouttière est considérée comme un noeud constructif conforme. Dans le cas contraire, il convient de calculer la valeur ψ du détail ou d’utiliser une valeur forfaitaire.

  1. Chevrons en bois pour la fixation de la gouttière pendante
  2. Fraction bois de l’acrotère
Fig. A.11. Représentation graphique (schéma de principe) d'exemple de jonction conforme à la PEB au droit d’une gouttière pendante.

A.3.6. Jonction conforme à la PEB au droit d'un seuil

La transition entre l’isolant de la toiture (R1) et l’isolant de la coulisse du mur creux (R3) doit être considérée comme un noeud constructif linéaire. Dans le cas illustré à la figure A.12., on a interposé un élément isolant faisant office de coupure thermique (R2) de manière à ce que la jonction soit conforme à la PEB. Cet élément doit répondre aux mêmes exigences que celles définies au § A.3.1..

La transition entre l’isolant du mur creux et la menuiserie extérieure est, elle aussi, considérée comme un noeud linéaire.

Etant donné que l’isolation thermique de la surface de déperdition (R3) est interrompue par un matériau d’une résistance thermique moindre (R4), elle devra satisfaire aux trois exigences précitées (valeur λ, valeur R et épaisseur de contact). Les conditions relatives à la valeur λ et à l’épaisseur de contact sont en principe réunies dans tous les cas. Il reste donc à vérifier l’exigence de la valeur R (R4 ≥ R3/2 ou 1,5). Celle-ci peut être satisfaite si l’on pose un isolant dont l’épaisseur représente au moins la moitié de celle de l’isolant du mur creux. Cette épaisseur peut être réduite si le matériau isolant possède une valeur λ supérieure à celle de l’isolant situé à l’arrière du seuil.

Dans ce cas, on veillera à assurer la continuité des couches d’isolation en maintenant une épaisseur minimum de contact avec la menuiserie extérieure. Autrement dit, le matériau isolant aura une épaisseur au moins égale à la moitié de la largeur du profilé de menuiserie d5 (menuiserie sans coupure thermique) et devra au moins recouvrir toute la largeur de la coupure thermique.

Fig. A.12. Représentation graphique (schéma de principe) d'exemple de jonction conforme à la PEB au droit d’un seuil et d’une porte d’accès.

  1. Publications
  2. Notes d'information technique (NIT)
  3. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates : principes généraux
  4. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - Annexes
  5. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - Annexe A.3. Exemples