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Centre Scientifique et Technique de la Construction

20/04/2018

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  1. Publications
  2. Notes d'information technique (NIT)
  3. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates : principes généraux
  4. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 8. Emergences et socles
  5. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 8.2. Principes généraux
Date de publication : février 2012

8.2. Principes généraux

On notera d’emblée qu’il convient d’éviter autant que possible le passage de dispositifs divers au travers de la toiture. A défaut, on veillera à ce que leur jonction avec l’étanchéité se situe au moins 150 mm plus haut que la partie courante de la toiture et, en tout état de cause, à un niveau plus élevé que celui des gargouilles. Pour ce faire, on peut notamment prévoir la mise en place de socles.

Afin de limiter les stagnations d’eau aux abords des dispositifs précités, on choisira leur emplacement en tenant compte de l’isolation thermique de la toiture, de la pente et de l’épaisseur du béton de pente.

Les émergences et les socles seront distants entre eux ou par rapport aux rives de toiture d’au moins 0,5 m (1 m de préférence) pour permettre la réalisation correcte des travaux d’étanchéité. Ce principe ne s’applique pas si l’on a recours à des produits d’étanchéité liquides ou que l’on utilise des accessoires confectionnés sur chantier (figure 110 et figure 111). L’emplacement de ces accessoires doit évidemment être prévu dès le stade de la conception.

Les socles sont posés sur l’étanchéité et sur l’isolation afin d’éviter les ponts thermiques et la perforation de l’étanchéité. L’isolant doit posséder une résistance en compression suffisante pour supporter la charge des socles. Toutefois, si les socles sont soumis à de fortes sollicitations ou que la résistance en compression de l’isolant n’est pas suffisante, les socles seront posés directement sur la structure porteuse et, au besoin, y seront fixés (voir § 8.6.). Les mesures à envisager pour prévenir les ponts thermiques sont énoncées à l’Annexe 1.

Dans la pratique, on constate souvent que les percements pratiqués au travers du plancher de toiture (notamment pour le passage des conduits de ventilation) sont plus larges que le diamètre strictement nécessaire. Si, après la mise en oeuvre des traversées, on ne veille pas à assurer l’étanchéité à l’air et à la vapeur de ces ouvertures, on risque d’être confronté à des problèmes de condensation interne, surtout dans les bâtiments où règnent des conditions climatiques défavorables. Il est dès lors conseillé de compartimenter l’isolant thermique au droit des percements (voir figure 18). On prendra également en considération le fait que l’action du vent au droit de ces traversées peut être nettement plus sensible qu’en partie courante.

En présence d’un pare-vapeur de classe E2 ou plus ou dans l’éventualité d’une action intense du vent, il faudra veiller à ce que les orifices soient étanches à la vapeur et à l’air. Cette condition devient d’ailleurs indispensable lorsque le bâtiment doit posséder de hautes performances d’étanchéité à l’air.