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Centre Scientifique et Technique de la Construction

25/06/2018

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7.5. Joints de mouvement contre un mur en butée

Le joint de mouvement pratiqué contre un mur en butée doit être pourvu d’un relevé indépendant permettant le mouvement relatif de la structure porteuse et du mur dans toutes les directions. Ce relevé peut être en métal (figure 95) ou en matériau pierreux (figure 96).

  1. Bardage
  2. Isolation thermique de la façade (épaisseur conforme à la réglementation en vigueur)
  3. Profilé d’appui
  4. Zone de mouvement de l’étanchéité
  5. Isolation thermique (épaisseur conforme à la réglementation en vigueur)
  6. Revêtement d’étanchéité
  7. Pare-vapeur (cf. NIT 215, chapitre 6) [C5]
  8. Tôles d’acier profilées
  9. Relevé métallique fixé sur deux nervures ou sur une largeur de 200 mm (gros oeuvre)
  10. Profilé d’appui continu
  11. Structure porteuse
  12. Mur en butée d’un bâtiment contigu
  13. Isolant souple
Afb. 95 Joint de mouvement entre un support en tôles d’acier profilées et un mur muni d’un bardage.


  1. Mortier-colle
  2. Isolation thermique (épaisseur conforme à la réglementation en vigueur)
  3. Enduit extérieur
  4. Possibilité de mouvement de l’étanchéité
  5. Fond de joint
  6. Joint souple
  7. Profilé d’appui
  8. Isolant souple
  9. Rehausse isolante ou isolée
  10. Revêtement d’étanchéité
  11. Dalle de béton en pente
  12. Pare-vapeur (cf. NIT 215, chapitre 6) [C5]
  13. Mur porteur du bâtiment en travaux
  14. Matériau d’isolation souple permettant un certain mouvement
  15. Mur du bâtiment voisin
Fig. 96 Joint de mouvement entre un plancher en béton et un mur en butée revêtu d’un enduit.

Fig. 97 Joint ne laissant pas suffisamment de latitude aux mouvements de la structure.

Les tôles d’acier pliées doivent être soutenues ou accrochées au mur de manière continue, de façon à exclure tout mouvement excessif. La jonction entre les tôles et le mur en butée doit être traitée comme un joint de mouvement avec rehausse distincte (figure 95).

En principe, le matériau d’étanchéité qui recouvre la rehausse est de même nature que le revêtement de la toiture. Le relevé dépasse en outre le niveau fini du toit d’au moins 150 mm. L’étanchéité du joint peut éventuellement être constituée d’un autre matériau plus élastique, pour autant qu’il puisse être raccordé au revêtement d’étanchéité de la toiture.

En présence de structures légères telles que des tôles d’acier profilées, des discontinuités apparaîtront inévitablement dans le pare-vapeur au droit des rives. On se reportera à ce sujet au § 5.5.7..

La rehausse métallique indépendante représentée à la figure 95 peut évidemment s’appliquer au cas illustré à la figure 96.

La situation schématisée à la figure 97 où l’étanchéité du joint, de la toiture et de l’acrotère est réalisée d’un seul tenant n’offre pas une latitude de mouvement suffisante. De plus, sa réalisation n’est pas exempte de difficultés et le risque de dégradation lors des travaux d’entretien est réel.
  1. Publications
  2. Notes d'information technique (NIT)
  3. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates : principes généraux
  4. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 7. Les joints de mouvement
  5. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 7.5. Joints de mouvement contre un mur en butée