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Centre Scientifique et Technique de la Construction

25/04/2018

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  5. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 5.5. Parachèvement des relevés
  6. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 5.5.7. Raccord avec un mur acrotère soumis à des mouvements différentiels
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5.5.7. Raccord avec un mur acrotère soumis à des mouvements différentiels

Fig. 57 Ondulation de l'étanchéité.
Une structure légère telle qu'une toiture sur un support en tôles d'acier peut subir des déformations différentielles entre le plancher porteur et les murs (fléchissements et mouvements hygrothermiques du support et de l'acrotère, par exemple), déformations qui sont susceptibles d'engendrer une ondulation du revêtement d'étanchéité (voir la photo de la figure 57 ci-contre).

En principe, si la membrane d'étanchéité possède une élasticité suffisante, ces déformations différentielles ne devraient pas compromettre sa fonctionnalité. Pour ce qui est des autres types d'étanchéités, notamment les membranes bitumineuses, les mouvements différentiels pourront, dans certains cas, endommager l'étanchéité.

Afin de laisser la structure se déformer sans entrave, on évitera toute liaison rigide entre le support de toiture et le mur.

Les tôles d'acier profilées ne peuvent être fixées sur le profilé d'appui (voir la figure 58, n° 8). Elles sont simplement posées afin de garantir leur mouvement indépendant par rapport au mur. Le profilé d'appui est principalement destiné à limiter les mouvements verticaux du support de toiture vis‑à‑vis du relevé.

  1. Biseautage des angles tranchants
  2. Mur en béton cellulaire
  3. Zone où l'étanchéité est soumise aux mouvements différentiels
  4. Isolation thermique (épaisseur conforme à la réglementation en vigueur)
  5. Membrane d'étanchéité
  6. Pare-vapeur (cf. NIT 215, chapitre 6) [C5]
  7. Tôles d'acier profilées
  8. Profilé d'appui continu
  9. Relevé métallique posé librement
Fig. 58 Relevé d'étanchéité soumis à des mouvements différentiels – Mur en béton cellulaire.

Si le plancher porteur est composé de tôles d'acier profilées, il faut prévoir, comme le préconise la Note d'information technique n° 239 [C1], un relevé métallique indépendant du mur tout autour de la toiture (tant transversalement que longitudinalement); celui-ci sera fixé sur au moins deux ondes de la tôle. Ce relevé servira principalement de support à l'écran pare-vapeur de même qu'aux panneaux d'isolation thermique au droit des rives, mais il pourra également être utilisé pour la mise en œuvre de la fixation au pied du relevé (cf. § 5.4).

Ce relevé métallique comporte toutefois deux inconvénients majeurs : d'une part, il peut induire des ponts thermiques dans les bâtiments chauffés et, d'autre part, il oblige à interrompre l'écran pare‑vapeur au droit des murs.

  1. Profilé de rive
  2. Bande périphérique
  3. Zone où l'étanchéité est soumise aux mouvements différentiels
  4. Relevé d'étanchéité
  5. Isolation thermique du relevé
  6. Isolation thermique de la toiture (épaisseur conforme à la réglementation en vigueur)
  7. Revêtement d'étanchéité
  8. Pare-vapeur (cf. NIT 215, chapitre 6) [C5]
  9. Tôles d'acier profilées
  10. Relevé métallique indépendant du mur
  11. Structure porteuse
  12. Profilé d'appui continu
  13. Panneau sandwich
Fig. 59 Relevé soumis à des mouvements différentiels – Variante avec panneaux sandwiches.

Afin de limiter ces ponts thermiques et de satisfaire aux exigences en matière de nœuds constructifs (cf. Annexe 1), il est possible de munir le relevé d'un isolant thermique d'une épaisseur suffisante (figures 58, 59 et 60).

  1. Couvre-mur métallique
  2. Protection des panneaux sandwiches
  3. Zone de dilatation de l'étanchéité
  4. Membrane d'étanchéité
  5. Isolation thermique (épaisseur conforme à la réglementation en vigueur)
  6. Pare-vapeur (cf. NIT 215, chapitre 6) [C5]
  7. Plancher porteur en tôles d'acier profilées
  8. Relevé métallique indépendant du mur
  9. Structure porteuse
  10. Bacs avec noyau isolant (ou panneaux sandwiches)
Fig. 60 Relevé d'étanchéité soumis à des mouvements différentiels – Variante avec mur acrotère métallique muni d'une isolation thermique.

En présence d'étanchéités dont le relevé métallique est non pas collé, mais fixé mécaniquement, on peut ne pas faire dépasser le relevé de l'isolation thermique de la toiture, en réduisant, par exemple, la hauteur du relevé à la moitié de l'épaisseur de l'isolant (voir détail d'exécution 57.3 pour les plastomères dans la base de données en ligne sur www.cstc.be).

Si l'on souhaite éviter la condensation interne et les problèmes qui en découlent, on veillera tout d'abord à assurer l'étanchéité à l'air de la jonction entre la membrane d'étanchéité et la toiture. Pour ce faire, on remonte généralement la membrane de manière continue jusqu'au bord des rives ou par‑dessus celles-ci.

Etant donné les mouvements différentiels auxquels on peut s'attendre à la jonction entre l'étanchéité et les murs en butée, il convient de faire en sorte que la membrane puisse se dilater suffisamment à cet endroit (figure 58, n° 3).

Moyennant quelques précautions (précisées dans les fiches d'exécution pratique de la base de données en ligne sur www.cstc.be), les membranes élastiques peuvent être prolongées de façon continue sur les bords ou au-dessus des rives de toiture. En ce qui concerne les autres types d'étanchéités, on recourt généralement soit à des bandes de raccord élastiques pouvant être fixées de manière étanche à la membrane d'étanchéité (voir base de données sur www.cstc.be), soit à la même méthode que celle utilisée pour les membranes élastiques. Dans ce dernier cas, il faudra veiller, durant l'entretien de la toiture, à ce que d'éventuelles ondulations au droit de ces détails n'entraînent pas de dégâts.

Comme nous l'avons signalé auparavant, l'interruption de l'écran pare-vapeur au droit des rives des structures légères est inévitable et propre à ce concept. Pour les bâtiments relevant des classes de climat intérieur I et II, aucun problème de condensation notable n'est à craindre, pour autant que l'étanchéité à l'air du raccord soit assurée. Par contre, à partir de la classe de climat intérieur III, il est recommandé de prévoir une barrière en matériau souple imperméable à la vapeur entre le relevé métallique et la paroi (joint périphérique, par exemple). Pour les bâtiments appartenant à la classe de climat intérieur III ou à une classe supérieure, l'utilisation de tôles d'acier profilées nous semble par contre moins opportune.

  1. Profilé de rive
  2. Mastic
  3. Etanchéité de la rive de toiture
  4. Relevé du pare-vapeur
  5. Isolation thermique du relevé
  6. Relevé d'étanchéité
  7. Panneau sandwich en béton avec isolation thermique
  8. Revêtement d'étanchéité
  9. Isolation thermique (épaisseur conforme à la réglementation thermique en vigueur)
  10. Pare-vapeur (cf. NIT 215, chapitre 6) [C5]
  11. Plancher porteur (dont la pente est réalisée en donnant une inclinaison aux hourdis)
  12. Zone de mouvement du pare-vapeur
Fig. 61 Relevé d'étanchéité soumis à des mouvements différentiels – Variante avec panneaux sandwiches en béton.

Pour éviter l'apparition de ponts thermiques, l'acrotère constitué de panneaux sandwiches en béton illustré à la figure 61 doit se prolonger sur une hauteur d'au moins 900 mm (voir également l'Annexe 1).

Il est déconseillé de coller ou de souder à la flamme le revêtement de toiture directement sur les éléments en béton, afin de ne pas piéger de l'humidité de construction entre l'étanchéité et le noyau isolant de l'élément.

Pour prévenir les boursouflures dans le revêtement de toiture, on peut le fixer mécaniquement sur le relevé ou disposer une isolation thermique sur le relevé du côté toiture. En utilisant des matériaux d'étanchéité assez souples (laine de roche, par exemple), il semble en outre que cette manière de procéder réduise le plissement de l'étanchéité. Si l'on recourt à un isolant rigide, il est recommandé de ménager des possibilités de dilatation supplémentaires.

Le pare-vapeur devra dans ce cas se prolonger jusqu'au relevé. Comme il ne s'agit pas d'un relevé métallique indépendant (contrairement au cas des supports en tôles d'acier profilées), il faut par conséquent tenir compte du fait que le pare-vapeur peut se fissurer et provoquer une discontinuité au droit des rives, notamment si des éléments de toiture fractionnés (voir § 7.6.2.2) subissent des mouvements verticaux.

Pour les bâtiments appartenant à la classe de climat intérieur E2 ou plus, on prévoira une possibilité de mouvement suffisante dans le pare-vapeur.