Passer au contenu principal Passer au bas de la page
CSTC Home

Centre Scientifique et Technique de la Construction

14/08/2018

CSTC Home
Date de publication : février 2012

5.4.4. Etanchéités liquides

Les relevés de toiture et les raccords peuvent également être réalisés au moyen d'étanchéités liquides.

La préférence est donnée à ces produits, tant en construction neuve qu'en rénovation, lorsque la finition des raccords s'avère malaisée avec une membrane bitumineuse ou synthétique. C'est notamment le cas :

En principe, les étanchéités liquides s'appliquent en deux couches entre lesquelles on insère un treillis d'armature. L'étanchéité de certains détails très précis peut également être réalisée à l'aide de systèmes à armature de fibres intégrée. Le cas échéant, on veillera encore davantage à réaliser une couche de l'épaisseur requise (consommation par mètre carré). Une couche de finition supplémentaire sera peut-être nécessaire pour des raisons esthétiques ou pratiques (résistance à l'usure ou au glissement).

Les étanchéités liquides utilisées pour réaliser des ouvrages de détail doivent pouvoir résister à une charge d'exploitation de classe P2 (résistance dynamique et statique au poinçonnement I2 et L2 respectivement, à 23 °C selon le Guide d'agrément technique européen ATE 005) [E1]. Les zones de circulation piétonne doivent, quant à elles, pouvoir résister au minimum à une charge d'exploitation de classe P3 (résistance dynamique et statique au poinçonnement I3 et L3 respectivement, à 23 °C).

Selon le type de support, il peut être nécessaire d'utiliser un primaire apte à assurer une bonne adhérence. L'état et la nature du support doivent rendre ce dernier suffisamment résistant en traction (c'est-à-dire cohésif). Toutes les inégalités doivent être aplanies, tandis que les jours et les fentes seront comblés suivant les instructions des fabricants.

Bien que de nombreux produits d'étanchéité liquide aient démontré leur efficacité pour la réalisation des détails et des raccords, cette technique n'est pas encore totalement banalisée. En ce qui concerne la compatibilité et la méthode de raccordement aux étanchéités traditionnelles (bitumineuses et synthétiques), il y a lieu de s'informer auprès des fabricants concernés (cf. chapitre 9).

Ces raccords nécessitent un suivi minutieux lors de l'entretien annuel de la toiture (voir à ce propos la Note d'information technique n° 215) [C5].

On veillera si possible à faire remonter l'étanchéité synthétique ou bitumineuse le long des relevés sur une hauteur de 50 mm avant de procéder au raccord avec l'étanchéité liquide. Si cette remontée des lés est de nature à compromettre l'efficacité et la pérennité du raccord (cf. les exemples précités), il est opportun d'arrêter la membrane dans le plan de la toiture. L'aptitude des matériaux à être raccordés entre eux est dans ce cas une condition sine qua non pour assurer un recouvrement correct.

L'étanchéité liquide doit être prolongée sur une longueur permettant de garantir un recouvrement d'au moins 100 mm avec le plan horizontal d'étanchéité de toiture.

Les étanchéités liquides doivent être posées en adhérence sur une zone d'au moins 100 mm et ce, quel que soit le type de support.
  1. Publications
  2. Notes d'information technique (NIT)
  3. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates : principes généraux
  4. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 5. Les relevés d'étanchéité
  5. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 5.4. Etanchéité de l'acrotère
  6. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 5.4.4. Etanchéités liquides