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Centre Scientifique et Technique de la Construction

21/04/2018

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  1. Publications
  2. Notes d'information technique (NIT)
  3. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates : principes généraux
  4. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 2. Les gouttières et les chénaux
  5. NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 2.2. Principes généraux
Date de publication : février 2012

2.2. Principes généraux

Bien que certains principes décrits ci-après paraissent évidents, ils méritent cependant d'être énoncés vu le nombre d'erreurs commises à leur encontre.

Dans une construction neuve, la pente nominale de la toiture s'élève de préférence à 2 % ou plus (pente 3 à la figure 1). Lors d'une rénovation, une telle pente n'est généralement pas réalisable, à moins de prévoir une forme de pente supplémentaire. Précisons cependant que la stagnation d'eau sur une membrane d'étanchéité existante (bitume polymère, étanchéité synthétique ou liquide) n'engendre pas de vieillissement accéléré et ne constitue pas un motif de réserve suffisant lors de la réception (voir NIT 215, chapitre 5) [C5].

La gouttière doit être placée à un niveau inférieur à celui de la toiture, la descente d'eaux pluviales se situant au point le plus bas de la gouttière.

La pente à prévoir dépendra de la gouttière elle‑même (pente 1 à la figure 1). On peut ainsi être amené, pour des raisons esthétiques, à poser une gouttière pendante sans déclivité. Si les stagnations d'eau qui en découleraient sont sans risque, il convient néanmoins d'équiper la gouttière d'un dispositif d'évacuation suffisant. En revanche, une noue ou un chéneau nécessite impérativement une pente (1 % minimum dans le cas d'une toiture chaude et 2 % minimum dans le cas d'une toiture inversée, voir NIT 215, § 3.2) [C5].

Les dimensions sont adaptées au type et à la forme de la gouttière, à sa pente et à la quantité d'eau à évacuer. Le dimensionnement s'effectue conformément à la norme NBN EN 12056–3 [B7]. La norme belge NBN 306 [B1] préconise d'effectuer ce calcul en tenant compte d'une intensité de précipitations 'r' de 0,05 l/s.m² (ou de 3 l/min.m²).

Les gouttières sont disposées de préférence à l'extérieur du bâtiment, de telle sorte qu'en cas de fuite, l'eau ne s'infiltre pas dans les locaux.


Fig. 2 Schéma de principe d'une gouttière.
La partie antérieure de la gouttière doit se situer plus bas que la partie postérieure, de manière à guider l'eau vers l'extérieur en cas de débordement.

Dès la conception du bâtiment, on s'efforcera de disposer les pentes de la toiture de telle sorte qu'aucun joint de dilatation ne doive être placé dans les gouttières. Si ce principe ne peut être respecté, les joints de dilatation seront posés au point le plus haut de la gouttière, de façon à en écarter les eaux.

Les trop-pleins (point 2 à la figure 1) assurent l'évacuation des eaux en cas d'obstruction de l'avaloir ou d'averses violentes. Ils préviennent ainsi une surcharge de la gouttière de même que des infiltrations au droit des coupoles, des seuils, etc. Les trop-pleins doivent donc se situer à un niveau inférieur à celui des relevés. Pour de plus amples informations quant au nombre de trop-pleins et à leur dimensionnement, il y a lieu de se référer au chapitre 4.

Si l'étanchéité se prolonge dans la gouttière intérieure, la liaison au droit du raccord avec la descente d'eaux pluviales doit être réalisée conformément au chapitre 3.