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Centre Scientifique et Technique de la Construction

25/06/2018

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2.3 Age des roches

L’âge des roches ou géochronologie peut être déterminé d’une façon relative ou d’une façon absolue.

Ce paragraphe a été rédigé sur la base des documents suivants :

2.3.1 Age relatif

La méthode la plus simple consiste à étudier la succession des dépôts sédimentaires (stratigraphie). Elle repose sur le principe de superposition des couches, en sachant que toute couche géologique est plus récente que celle qu’elle recouvre (sauf si les couches ont été retournées par la tectonique).

Lithostratigraphie

Cette méthode est fondée essentiellement sur la nature lithologique des terrains. Le géologue peut reconstituer ainsi une succession de lithologies rencontrées et les ordonner des plus vieilles aux plus jeunes. C’est l’échelle lithostratigraphique.

Pratiquement, l’unité lithostratigraphique de base est la formation (suffisamment homogène pour être reconnaissable en ses divers points sur le terrain ou en forage).

Les formations peuvent être organisées en groupes, eux-mêmes subdivisés en membres. Le membre ou la formation portent généralement le nom d’un lieu-dit ou d’une localité.

Les membres sont subdivisés en couches (ou strates) qui représentent la plus petite unité. Sur cette seule base, le géologue n’a aucun moyen de situer son unité sur une échelle temporelle globale, ni de la corréler avec une carte voisine. C’est pourquoi, à plus grande échelle, on utilise en général des méthodes de corrélation biostratigraphique.

Biostratigraphie

Cette méthode est fondée sur l’étude, par les paléontologues, des organismes conservés (fossiles) dans les sédiments. L’unité fondamentale est la biozone.

On distingue la macropaléontologie, qui concerne les fossiles identifiables à l’œil nu, et la micropaléontologie, qui traite des fossiles reconnaissables sous le microscope. Précisons que la classification macroscopique des roches (cf. PTV 844) ne repose que sur le contenu des macrofossiles.

La biostratigraphie est basée sur la notion d’évolution, autrement dit sur le fait que la présence de fossiles caractéristiques dans une roche permet de lui attribuer un âge relatif. Celui-ci sera d’autant plus précis que la durée de vie de l’espèce fossile a été courte. Souvent, la biostratigraphie permet de déterminer des unités chronostratigraphiques.

Chronostratigraphie

L’objectif de la chronostratigraphie est de diviser la succession des couches en unités correspondant à des intervalles de temps, quelles que soient les lithologies rencontrées. Les roches qui se sont déposées pendant le même intervalle de temps appartiennent à la même unité chronostratigraphique. De nombreuses unités ont été définies en Belgique et leurs noms utilisés partout dans le monde. Citons par exemple le Frasnien, le Famennien, le Tournaisien, le Viséen,  …

La division de base est l’étage, qui est défini par rapport à un affleurement type (stratotype). L’étage sert de base au niveau international. Plusieurs étages forment une série (ou une époque). Ils sont eux-mêmes regroupés en systèmes (ou périodes). Enfin, plusieurs systèmes forment une ère (ou érathème).

Le tableau 8 fournit l’échelle stratigraphique et géologique des temps pour l’Europe.

2.3.2 Age absolu - Radiochronologie

La radiochronologie est un ensemble de méthodes de datation des minéraux ou des roches, fondées sur l’étude de leurs éléments radioactifs et de leurs produits de désintégration. Les âges correspondants sont qualifiés de radiométriques (ou d’absolus). Ils sont exprimés en milliers ou en millions d’années.

L’échelle des temps géologiques est présentée à titre informatif dans la norme NBN EN 12670.


Tableau 8 Echelle stratigraphique et géologique des temps pour l’Europe.
Erathème/Ere Système (Sous-sytème) / Période (Sous-période) Série / Epoque Etage (Légende internationale) / Age Nomen­clature locale belge Age absolu (millions d’années)
Cénozoïque Quaternaire Pléistogène Holocène
Pléistocène
  Flandrien 0,01
    1,75
Tertiaire Néogène Pliocène Plaisencien
Zancléen
Scaldisien 5,1
Miocène Messinien
Tortonien
Diestien
Antwerpien
Houthalenien
23
Serravalien
Langhien
Burdigalien
Aquitanien
Paléogène Oligocène Chattien
Rupélien
Stampien 37
Eocène Bartonien
Priabonien
Tongrien  
Lutétien Wemmelien
Lédien
Bruxellien
 
Yprésien   53
Paléocène Thanétien
Sélandien
Danien
Landénien
Montien
65
Mésozoïque Secondaire Crétacé Supérieur Sénonien Maestrichtien
Campanien
Santonien
Coniacien
   
Turonien
Cénomanien
Wealdien 88
Inférieur Néoco­mien Albien  
Aptien
Barrémien
Urgonien  
Hauterivien
Valanginien
Berriasien
  135
Jurassique Malm Portlandien
Kimméridgien
Oxfordien (Coral­lien)
Volgien  
Séquanien (Astartien)
Rauracien
Argovien
154
Dogger Callovien
Bathonien
Bajocien
Aalénien
  175
Lias Toarcien
Pliensbachien
Sinémurien
Hettangien
  203
Trias Supérieur Rhétien
Norien
Camien
Keuper  
Moyen Ladinien
Anisien
Muschelkalk  
Inférieur Scythien Buntsandstein 250

Erathème/Ere Système (Sous-sytème) / Période (Sous-période) Série / Epoque Etage (Légende internationale) / Age Nomen­clature locale belge Age absolu (millions d’années)
Paléozoïque Primaire Permien     Thuringien
Saxonien
Autunien
Houiller 295
Carbonifère Pennsylvanien Stéphanien      
Westphalien DCBA    
Namurien Yeadonien
Marsdenien
Kinderscoutien
Alportien
Chokierien
Arnsbergien
Pendleien
  325
Mississippien Viséen Warnantien
Livien
Moliniacien
   
Tournaisien Ivorien
Hastarien
Strunien 355
Dévonien Supérieur Famennien
Frasnien
 
Moyen Givétien
Eifélien
Couvinien 408
Inférieur Emsien
Praguien
Lochkovien
Siegenien
Gedinnien
Prédolien
Silurien Supérieur Ludlowien
Wenlockien
Llandovérien
  435
Inférieur
Ordovicien Supérieur Ashgillien
Caradocien
   
Moyen Llandeilien
Llanvimien
Salmien 500
Inférieur Arénigien
Trémadocien
Cambrien Supérieur Potsdamien Revinien 590
Moyen Acadien
Inférieur Géorgien Devillien
  Précambrien Protérozoïque   2500
Archéen
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  5. NIT 228 : Pierres naturelles - 2.3. Age des roches