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Centre Scientifique et Technique de la Construction

25/04/2018

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  4. Béton autocompactant : caractérisation et contrôle in situ

Béton autocompactant : caractérisation et contrôle in situ 2005/04.04

Lentement mais sûrement, le béton autocompactant (BAC) conquiert les chantiers. La qualité de ses surfaces et sa grande homogénéité rendent son usage particulièrement intéressant dans les structures à haute densité d'armatures ou aux formes complexes, ainsi que dans les constructions où le béton reste apparent.

1. Introduction

A
Informations utiles
Lien utile
Pour plus d'informations sur les essais pour béton autocompactant, rendez-vous sur les sites Internet suivants :
www.cembureau.be
www.afgc.asso.fr
www.cur.nl
www.concrete.org.uk
www.acmcentre.com
/testing-scc
l'heure actuelle, le béton autocompactant n'est pas encore commercialisé à grande échelle. Ceci peut être attribué principalement : Si le prix et l'expérience sont des paramètres liés au marché, on peut néanmoins prendre certaines mesures en matière de normalisation et de critères de réception afin d'encourager davantage le recours à ce type de béton. Le contrôle des caractéristiques du béton frais in situ constitue une première condition pour garantir une application correcte. Ses principales caractéristiques se développent en effet à l'état frais et peuvent être décrites en termes de fluidité, de viscosité, de risque de blocage et de ségrégation. Ces propriétés ne peuvent pas être mesurées par les méthodes traditionnelles définies dans les normes NBN EN 206-1 et NBN B 15-001.

Aussi, le CSTC a mené une recherche prénormative, en collaboration avec le Laboratoire Magnel et avec le soutien financier des SPF, sur l'évaluation des méthodes d'essai empiriques les plus courantes permettant de caractériser le béton autocompactant frais. Le projet visait à identifier les méthodes les plus appropriées pour contrôler ce type de béton sur chantier. Le Centre a également participé à une recherche européenne qui devrait servir de fondement à la normalisation de certaines de ces méthodes d'essai au niveau européen et déboucher sur des spécifications claires pour le béton autocompactant.

2. Méthodes d'essai

Le béton autocompactant à l'état frais et à l'état durci a fait l'objet de nombreuses recherches depuis le début des années nonante. Celles-ci ont permis de mettre au point ou d'adapter les procédures pour la détermination de certaines caractéristiques. Seules les méthodes susceptibles d'être normalisées au niveau européen ont été retenues dans le cadre du projet prénormatif susmentionné : En attendant la normalisation de ces essais, plusieurs pays ont formulé des recommandations quant à leur utilisation (cf. encadré 'Informations utiles').

3. Caractérisation rhéologique et spécification finale

Deux
Détermination de la consistance du béton à l'aide du J-Ring.
points doivent être considérés lors du choix des méthodes : Ce n'est qu'en répondant à ces problèmes qu'il sera possible, à terme, de spécifier et de contrôler une commande de béton de façon univoque (selon la méthode décrite dans la NBN EN 206-1 et la NBN B 15-001) et que le maître d'ouvrage pourra prescrire un type de béton autocompactant déterminé pour son application spécifique. Ainsi, par exemple, il pourra spécifier clairement la consistance nécessaire pour une application donnée et éventuellement fixer des exigences complémentaires (pour éviter le risque de blocage, notamment). Plusieurs classes pourraient en outre être définies pour chaque essai, par analogie avec la NBN EN 206-1 (p. ex. SF1 pour la classe 1 'slump flow').

Le choix de la ou des méthodes d'essai recommandées s'opérera sur la base de différents critères : les écarts types déterminés en laboratoire, le rapport avec les mesures rhéologiques et l'expérience sur chantier.

Au cours de la recherche européenne précitée, quatre méthodes d'essai susceptibles d'être normalisées immédiatement ont été mises en évidence, à savoir :



N. Cauberg, ir., conseiller technologique, laboratoire 'Technologie du béton', CSTC
V. Dieryck, ir., conseiller technologique, laboratoire 'Technologie du béton', CSTC