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Centre Scientifique et Technique de la Construction

20/04/2018

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Rempiètement ou reprise en sous-œuvre des fondations existantes

Le groupe de travail Soutènements du CSTC a récemment terminé la rédaction de deux nouvelles fiches d’exécution consacrées aux maçonneries et aux reprises en sous-œuvre des fondations existantes. Ce groupe de travail coordonne également un projet de recherche prénormatif, subsidié par le NBN et le SPF Economie, sur les techniques de soutènement et de reprise en sous-œuvre. Ces deux nouvelles fiches s’inscrivent dans la série de fiches d’exécution relatives aux fondations que le CSTC a réalisée en collaboration avec le secteur.

Domaine d’application et exécution

Vue en plan et de profil d’une fouille blindée (reprise en sous-œuvre)
Vue en plan et de profil d’une fouille blindée (reprise en sous-œuvre)
Les deux techniques envisageables pour l’approfondissement des semelles continues ou des radiers de fondations consistent à rempiéter ou à reprendre en sous-œuvre ceux-ci à l’aide de fouilles blindées.

L’approfondissement des fondations existantes peut s’avérer nécessaire, par exemple, dans les situations suivantes : Dans les deux techniques, la terre est extraite par bandes relativement étroites (de 1 m de largeur en général, mais parfois jusqu’à 1,5 m) en dessous des fondations existantes. Etant donné que la charge qui se trouve au-dessus d’une zone excavée doit être transmise aux zones adjacentes par effet de voûte, l’approfondissement des fondations doit être réalisé en différentes phases.

Puisque, pour les deux techniques, des interventions manuelles doivent être effectuées dans les excavations, la technique n’est praticable que si le niveau de la nappe phréatique se trouve à au moins 0,5 m en dessous du niveau d’excavation maximal – éventuellement après rabattement de la nappe – et si le sol présente une cohésion temporaire minimale.

Dans le cas d’un rempiètement, la profondeur d’excavation, et donc des fondations, est limitée à 1,20 m sous le niveau des fondations existantes. Une fois la zone suffisamment excavée, un nouvel élément de fondation en maçonnerie est réalisé contre les fondations existantes.

Dans le cas d’une reprise en sous-œuvre, l’excavation est effectuée couche par couche (de 40 cm) et un soutènement et un étaiement sont systématiquement prévus sur tout le pourtour de la fouille blindée (voir figure). Les fondations peuvent ainsi être plus profondes. Des profondeurs de 3 à 6 m sont dès lors courantes, mais il est possible d’atteindre 15 m et plus. Lorsque la zone a été excavée jusqu’à la profondeur souhaitée, un nouvel élément de fondation en béton armé ou en béton renforcé de fibres d’acier est coulé contre les fondations existantes.

Points à prendre en considération

Ces reprises de fondations doivent être parfaitement en contact avec les fondations existantes et la terre environnante afin d’éviter les tassements.

Si une excavation est effectuée le long d’une construction existante et donc des fondations profondes, la stabilité horizontale et verticale des fondations approfondies (et donc du bâtiment existant) doit être assurée. Il convient de toujours prévoir une fiche d’au moins 0,5 m (voir figure). Dans certains cas, un support horizontal supplémentaire s’avère nécessaire.

Même si l’on applique rigoureusement ces techniques, des tassements de 10 à 15 mm dans le cas d’un rempiètement et de 10 mm dans le cas d’une reprise sont fréquents.

Durant la mise en œuvre de la reprise en sous-œuvre, la stabilité de l’excavation et la sécurité des travailleurs doivent toujours être garanties. Les travaux doivent être réalisés en accord avec les consignes de sécurité (RGPT) et, en particulier, avec les consignes figurant dans le dossier 96 du CNAC ‘Travaux à proximité et dans les tranchées’.


N. Huybrechts, ir., chef de division, et G. Van Lysebetten, ir., chercheur, division Géotechnique, CSTC



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