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Centre Scientifique et Technique de la Construction

25/04/2018

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  4. Tolérances des ETICS

Tolérances des ETICS 2012/04.10

Des tolérances géométriques d'exécution spécifiques aux enduits sur isolation extérieure (ETICS) ont été établies en concertation avec le secteur. Elles reposent notamment sur une analyse de réalisations ayant fait l'objet ou non de réclamations.

En cas de réclamation, on contrôle l'enduit fini au droit de la façade où la gêne s'exprime. Si une imperfection est constatée, les éventuelles mesures à prendre seront proportionnelles au désagrément et différeront selon que l'imperfection est esthétique ou fonctionnelle. Les écarts maximum admissibles de l'enduit sont repris dans le tableau ci-dessous en fonction du type d'enduit, de l'isolation posée et du support.

Pour permettre la pose d'une isolation continue et tenir compte des écarts maximum admissibles pour les travaux d'enduisage, il est impératif de respecter des tolérances rigoureuses sur le support (celles-ci sont définies dans les documents de référence portant sur les maçonneries et les structures en béton 'neuves'). Soulignons que c'est au donneur d'ordre qu'il revient de réceptionner le support.

Lorsque les écarts sur le gros œuvre respectent les critères normatifs, les écarts admissibles de l'enduit dépendent principalement des tolérances dimensionnelles des panneaux isolants, de leur pose et de la possibilité de les poncer. La pose de ces derniers constitue dès lors une étape de mise en œuvre cruciale. Dans le cas d'écarts plus importants sur le gros oeuvre (certaines rénovations, p. ex.), les éventuelles mesures correctives destinées à rendre le support dimensionnellement acceptable n'entrent pas dans le cadre normal des travaux et feront l'objet d'une offre séparée.

Tolérances d'exécution des ETICS : écarts maximum admissibles (cf. CSTC-Contact 2010/1 pour le matériel adéquat et les méthodologies qui s'appliquent aussi bien à l'enduit qu'aux panneaux d'isolation posés et au support)
Ecart maximal admis sur … Support 'neuf' ETICS
Maçonnerie
(1)
Structure en béton (2) Tolérance d'exécution (3) souhaitée de l'enduit Isolation
posée
Enduit de finition
Types 1 et 2 (4) Type 3 (4)
la planéité globale
sous la règle de 2 m
± 8 mm (8) ± 8 mm (8) Normale ± 5 mm ± 5 mm ± 8 mm
Spéciale ± 3 mm ± 3 mm ± 5 mm
la planéité locale/l'irrégularité
sous la règle de 0,2 m
- ± 5 mm (9) Normale ± 3 mm ± 3 mm
Spéciale ± 2 mm ± 2 mm
la verticalité/ l'aplomb ~ 1 étage (2,5 à 3 m) ± 8 mm ± 8 mm (5) Normale et spéciale ± 8 mm (7)
hauteur du bâtiment ± 50 mm ± 16 à 50 mm (6) ± 50 mm
l'horizontalité (soit 'd' la distance
entre deux points d'une ligne)
- - Normale/spéciale d < 3 m : ± 8 mm/± 6 mm
3 m < d < 6 m : ± 12 mm/± 8 mm
6 m < d < 15 m : ± 16 mm/± 12 mm
la rectitude des lignes/arêtes
(pour une longueur de 2 m)
- (11) ± 8 mm Normale ± 5 mm ± 5 mm ± 8 mm
Spéciale ± 3 mm ± 3 mm ± 5 mm
le faux d'équerre (raccord de fenêtre, …) - - Normale ± 5 mm/0,25 m
Spéciale ± 3 mm/0,25 m
le désaffleurement de la face externe - (11) ± 5 mm (9) Normale et spéciale ± 1/5 e (10) - -
une dimension linéaire 'd' en cm ± ¼ (d)1/3 (≤ 4 cm) - Normale et spéciale ± ¼ (d)1/3 (≤ 4 cm)
(1) Cf. NBN EN 1996-2 ANB et le projet de STS 22 'Exécution des maçonneries' (à paraître).
(2) Cf. NBN EN 13670 et son projet de supplément national prNBN B 15-400. Ecarts issus de la classe de tolérance 2 (sévère) (à spécifier dans le cahier spécial des charges).
(3) La classe de tolérance à respecter fait l'objet d'une convention entre parties. En l'absence de données à ce sujet dans les documents contractuels, on considère que la finition normale est d'application. La finition spéciale n'est en principe retenue que moyennant une mention explicite dans les documents contractuels. Le cas échéant, elle est en vigueur lors d'un éventuel contrôle en fin de travaux uniquement si il a été mis à disposition de l'entrepreneur en charge des travaux ETICS un rapport actant le respect des écarts admissibles sur le support ainsi que l'adéquation des dispositions constructives avec la technique des ETICS.
(4) Types 1 et 2 : respectivement enduit de faible épaisseur à structure fine et enduit lisse, finement taloché, éventuellement destiné à être peint. Type 3 : enduit minéral 'épais' (enduit minéral gratté, enduit décoratif grossier).
(5) Par application de la formule adéquate de (2) avec une hauteur libre de l'étage 'h' de 3000 mm.
(6) Par application de la formule adéquate de (2), fonction des hauteurs et du nombre d'étages.
(7) Soit 'h' la hauteur du mur exprimée en cm (soit 300 cm), l'écart maximal admissible est ± 1/8 x h1/3 (soit 8 mm).
(8) Un écart constaté jusqu'à 10 mm/2 m permet la pose au mortier-colle ou à la mousse-colle PU. Un écart constaté jusqu'à 15-20 mm/2 m (cf. fiches techniques) permet la pose au moyen de mortier-colle par plots ou bandes (+ bande périphérique).
(9) Un écart constaté jusqu'à 5 mm (planéité sur 0,2 m ou désaffleurement) permet la pose au mortier-colle ou à la mousse-colle PU. Un écart constaté jusqu'à 10 mm (cf. fiches techniques) permet la pose au moyen de mortier-colle par plots ou bandes (+ bande périphérique).
(10) Les désaffleurements entre panneaux doivent être évités pour limiter le risque de fissuration. Poncer l'isolant si nécessaire et si permis (cf. fiches techniques). En aucun cas le désaffleurement ne peut être supérieur à l'écart mentionné ('e' correspond à l'épaisseur de l'enduit de base).
(11) En l'absence de critère normatif, un écart admissible identique aux structures en béton est conseillé.


Y. Grégoire, ir.-arch., chef de la division Matériaux, CSTC