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21/04/2018

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Toitures-parkings : quelques grands principes et points d'attention 2012/03.05

La Note d'information technique sur les toitures-parkings, en cours d'élaboration, paraîtra en deux tomes. Le premier traitera de la conception, de la composition, des sollicitations et des performances. Le second abordera les thèmes des rampes d'accès, des détails de toiture, des accessoires de chaussée, de l'entretien, des pathologies et de la rénovation. Levons le voile sur les grands principes déjà adoptés et les points importants à prendre en considération.

L'étanchéité

Sur une toiture-parking, l'étanchéité n'est plus visible ni accessible (sinon difficilement) une fois qu'elle est recouverte par les couches de protection et de roulement. Des mesures sont donc à prendre pour réduire le risque de problèmes au minimum, en limiter les conséquences et faciliter la détection, voire la réparation des fuites éventuelles :

Les résines posées à l'état liquide - systèmes multicouches armés ou non en partie courante et toujours armés aux détails et raccords - figurent parmi les types d'étanchéité envisageables. Principalement appliquées sur des toitures-parkings non isolées, elles existent en plusieurs types et peuvent exercer différentes fonctions (à ce sujet, on consultera l'ATG du produit concerné) :

La couche de protection

L'étanchéité doit toujours être pourvue d'une protection (asphalte coulé, béton, panneau ou géocomposite de drainage et/ou filtration à résistance mécanique élevée, …). Les dalles sur plots sont le seul type de couche de roulement sous lequel une couche de protection n'est pas obligatoire. On veillera alors à protéger provisoirement les zones de trafic pour l'approvisionnement durant les travaux.

La couche de roulement

Composition type de toiture-parking non isolée
Les principaux matériaux entrant en ligne de compte sont l'asphalte coulé de roulement, le béton armé coulé in situ, les dalles en béton préfabriquées de tous formats (allant des pavés aux dalles de plusieurs mètres de côté), les coatings résineux, et les mélanges tels que béton bitumineux, enrobé percolé ou béton résineux drainant. Les dalles en béton sont généralement placées sur un lit de pose en granulats (0/2 + 2/6 ou 0/2 + 2/8 mm, p. ex.) ou en sable grossier, un lit de pose en sable stabilisé étant déconseillé sur une toiture-parking (risques d'obstruction des dispositifs d'évacuation des eaux par lixiviation de chaux).

Une attention particulière sera accordée aux mélanges bitumineux compactés (principalement les bétons bitumineux et les enrobés percolés (²)), surtout appliqués en couche de roulement, mais parfois également comme couche de protection. Plusieurs conditions doivent être réunies si l'on souhaite les utiliser :



Article complet


E. Noirfalisse, ir., chef de projet, laboratoire Matériaux d'isolation et d'étanchéité, CSTC

Cet article traite des toitures non isolées. Les informations relatives aux toitures isolées sont abordées dans la version intégrale.

(¹) L'asphalte coulé est de composition différente selon qu'il s'agisse d'une couche d'étanchéité, de protection ou de roulement. C'est pour cette raison qu'il convient de préciser systématiquement le type ou la fonction de la couche en utilisant les dénominations du CCT Qualiroutes en Région wallonne, du TB 2011 en Région de Bruxelles-Capitale et du SB250 en Région flamande.

(²) Couches épaisses et fermées d'enrobé drainant dont les pores sont refermés au moyen d'une pâte de mortier hydraulique très liquide, éventuellement améliorée par des adjuvants, afin d'en augmenter les caractéristiques mécaniques et la rigidité; principalement destinées au trafic lourd.