Skip to main content
CSTC Home

Centre Scientifique et Technique de la Construction

20/04/2018

CSTC Home
  1. Publications
  2. CSTC-Contact
  3. CSTC-Contact n° 21 (1-2009)
  4. Plus de confort avec moins d’énergie

Plus de confort avec moins d'énergie 2009/01.17

L'énergie et le climat étaient les thèmes de prédilection de ces dix dernières années et marqueront les prochaines années de leur empreinte au niveau social, ainsi que dans le bâtiment. Il s'agit véritablement d'un thème horizontal et transversal, également étudié dans divers autres Comités techniques. Considérant que tous les métiers de la construction sont confrontés à la thématique de la physique du bâtiment et du confort, le Centre a fondé le CT 'Hygrothermie' en 1971.

Le confort a un prix

Adapter le confort aux besoins du consommateur a toujours été une préoccupation majeure du secteur de la construction. Au bout du compte, on attend du bâtiment qu'il protège du vent, du froid et de la chaleur, et nous permette de vivre, travailler, faire nos achats, nous détendre, suivre des cours, ..., de manière agréable et confortable.

Les exigences de confort ont subi quelques sérieuses évolutions ces 50 dernières années. Si on se satisfaisait auparavant d'un salon et d'une cuisine chauffés, on estime normal aujourd'hui qu'une température adaptée (et adaptable) règne dans toutes les pièces. Le confort thermique pendant l'été a suscité, lui aussi, un intérêt croissant ces dernières années (limitation du risque de surchauffe).

Par ailleurs, l'homme prend de plus en plus conscience de la nécessité de bénéficier d'un climat intérieur sain, duquel les polluants, les odeurs, l'humidité, ..., sont rapidement évacués, mais aussi d'un éclairage confortable, condition indispensable à la réalisation optimale des tâches nécessitant une certaine acuité visuelle.

Il n'est dès lors pas surprenant que les exigences en matière de conception et de mise en œuvre des installations de chauffage, de refroidissement, de ventilation et d'éclairage aient été considérablement renforcées.

Afin de pouvoir satisfaire aux exigences de confort, des systèmes de chauffage central, d'air conditionné, de ventilation et d'éclairage ont été installés en masse, entraînant une forte consommation d'énergie.

Les retombées économiques de la crise pétrolière des années '70 et '80 et la menace du changement climatique firent beaucoup réfléchir quant à notre rapport aux ressources énergétiques limitées et polluantes.

Dans ce contexte, le 'trias energetica' est un guide précieux :

Performances améliorées

De nouveaux concepts de façades assurent un climat intérieur confortable et adaptable.
La consommation d'énergie des bâtiments a connu des améliorations spectaculaires ces dernières années. La valeur U du vitrage a ainsi été divisée par 10, passant de 6 W/m²K pour le vitrage simple ordinaire à 0,6 pour les vitrages triples ou les vitrages sous vide les plus performants.

Le niveau d'isolation thermique a réalisé un progrès comparable : tandis que la plupart des habitations anciennes présentent un niveau K de l'ordre de K150, les maisons passives de K15 ne sont plus du tout exceptionnelles.

Quant au traitement des ponts thermiques et des infiltrations d'air (n50 de 10 à 30 h-1 contre 0,6 à 1 h-1 aujourd'hui), il a focalisé toutes les attentions. Des logiciels de simulation performants peuvent aujourd'hui nous guider dans le choix des solutions à apporter en la matière.

La disponibilité de la masse thermique, la gestion de l'énergie solaire, l'aération intensive nocturne, ..., peuvent, pour le reste, limiter le besoin de refroidissement artificiel.

De même, la gestion de la qualité de l'air permet de réduire la consommation d'énergie, notamment par le recours aux systèmes de ventilation contrôlée en fonction de la demande.

Enfin, une meilleure intégration de la lumière naturelle et le choix d'un éclairage artificiel économe, modulé selon les besoins peuvent conduire à une baisse substantielle de la consommation des systèmes d'éclairage.

Le CSTC a développé des infrastructures de recherche pour tous ces thèmes, et travaille en collaboration avec d'autres institutions, afin de mettre au point des techniques d'évaluation offrant une meilleure emprise sur la consommation d'énergie. Par ailleurs, l'intégration des sources d'énergie durables dans les bâtiments fait l'objet d'un intérêt grandissant : pompes à chaleur, rafraîchissement par le sol, panneaux solaires pour la production d'eau chaude et la production électrique, récupération de chaleur dans les systèmes de ventilation, ...

Normalisation et réglementation

La normalisation et la réglementation sont des instruments de choix pour faire connaître les exigences performantielles accrues et les faire adopter par le secteur de la construction.

Nous avons ainsi joué un rôle important dans la mise en application de la directive européenne sur la performance énergétique dans les trois régions de notre pays. Bien que cette réglementation ait déjà porté ses fruits pour la construction neuve, le défi consiste aujourd'hui à accroître le niveau de performance énergétique de l'ensemble des bâtiments existants et à améliorer du même coup le confort et la durabilité.

La demande croissante sur le plan de la recherche, du développement et du soutien au secteur promet dès lors un bel avenir au Comité technique.