Skip to main content
CSTC Home

Centre Scientifique et Technique de la Construction

21/04/2018

CSTC Home
  1. Publications
  2. CSTC-Contact
  3. CSTC-Contact n° 21 (1-2009)
  4. La peinture est plus ancienne qu’on pourrait le croire …

La peinture est plus ancienne qu'on pourrait le croire ... 2009/01.07

Les plus anciennes traces de peinture remontent à environ 15.000 ans avant notre ère, et ont été découvertes aussi bien en France (Lascaux), qu'en Espagne (Altamira) et en Afrique du Sud. Les peintures de l'époque étaient composées d'un mélange de graisses animales et de pigments minéraux. De même, les Égyptiens, les Grecs et les Romains de l'Antiquité peignaient fréquemment leurs bateaux, statues et bâtiments pour les décorer.

Respect de l'environnement

Vers 1100, un moine allemand élabore une 'recette' de coating à base d'huile de lin et d'ambre en ébullition. Cette composition est affinée avec les années, si bien qu'au XVIIe siècle, il existe déjà une grande diversité de formules, principalement composées de résines naturelles, d'huile de lin et même d'alcool.

La demande de peinture connaît une hausse exponentielle au cours du siècle suivant. Si certains pigments synthétiques ont déjà été mis au point à cette période, les composants de base de ces coatings restent d'origine naturelle jusqu'au XIXe siècle.

Au siècle dernier, la technologie de la peinture voit toutefois se développer un certain nombre d'innovations, notamment grâce au développement de la chimie de polymérisation. Les liants et les résines synthétiques se multiplient, entraînant une nette amélioration des propriétés de la peinture.

Vers 1920, des solvants sont développés, permettant de produire des peintures au temps de séchage fortement réduit. À la fin des années '60, on réalise que ces solvants sont nuisibles à l'environnement. Pour des raisons écologiques, on décide alors de freiner cette nouvelle technologie et d'opter pour l'élaboration de peintures à base d'eau et à faible teneur en solvant.

Dans l'intervalle, les méthodes d'application connaissent, elles aussi, une avancée significative (pistolets de projection, séchage aux UV, ...).

Il était une fois ... la tapisserie

L'histoire des revêtements souples pour murs et sol remonte à moins longtemps que celle des peintures.

Les premières tapisseries datent du Ve siècle avant notre ère et sont conçues à l'origine pour égayer les salles de séjour de la haute société. La production de tapis à grande échelle en guise de revêtements de sol ne commence qu'à la seconde moitié du XIXe siècle, en même temps que l'industrialisation. À l'origine, les fibres utilisées se composent exclusivement de sisal, de coton ou de soie. Les fibres synthétiques sont apparues plus tard. Le linoléum, quant à lui, n'est breveté qu'en 1863.

Les revêtements de sol souples connaissent leur essor au début du siècle suivant. Durant cette période, les premiers revêtements de sol à base de caoutchouc apparaissent à leur tour sur le marché. Par ailleurs, les revêtements à base de PVC font leur première apparition vers 1960.

Codes de bonne pratique

Les publications du CSTC sur la peinture et les revêtements souples pour murs et sol sont nombreuses. Il s'agit, pour la plupart, de codes de bonne pratique ou de recommandations en vue de garantir le bon comportement du revêtement. En 1964 paraît ainsi une Note d'information technique entièrement consacrée aux performances de la peinture sur les maçonneries extérieures. Pour cette étude des systèmes de peinture extérieure, on utilise des surfaces de test spécifiques qui permettent d'observer le comportement des peintures testées dans des conditions extérieures réelles.

Certaines NIT sont actuellement en cours de révision. C'est le cas de la NIT 159 relative aux peintures, et de la NIT 165 concernant les revêtements souples pour sol. En outre, une nouvelle NIT en préparation traitera spécifiquement de l'application de systèmes de peinture intumescente sur des constructions en acier.

Délais de construction raccourcis

Les travaux de peinture et la pose de revêtements de sol souples font partie de la finition. Afin de réduire les délais de construction, on cherche parfois à commencer ces travaux au plus vite. Il est toutefois impératif de disposer d'un support suffisamment sec. Le CSTC a dès lors effectué une recherche sur le transport d'humidité dans les matériaux de construction. Des campagnes de mesures se réalisent encore aujourd'hui dans ce cadre.

Lors de l'application de systèmes de peinture sur des enduits à la chaux, une attention particulière doit être accordée au temps d'attente à respecter pour la carbonatation de la chaux. Un programme d'essai sur le sujet a été lancé à la demande du Comité technique 'Peinture'. Les délais de construction toujours plus courts ont entraîné une diminution progressive de l'usage d'enduits à la chaux pour les finitions, à l'avantage des enduits à base de plâtre.

Perspectives d'avenir

L'usage du rouleau remonte au XXe siècle.
Les progrès technologiques actuels devraient permettre d'élaborer des peintures offrant des propriétés améliorées (p. ex. peintures autorégénérantes). On tente actuellement de développer des systèmes capables de purifier l'atmosphère intérieure, de générer de l'oxygène, de diffuser des parfums, ... Les murs extérieurs devraient, à leur tour, être pourvus de peintures exerçant un effet positif sur la qualité de l'air extérieur.

En ce qui concerne les revêtements de sol souples, on cherche actuellement des moyens d'améloirer leur confort acoustique et thermique, leur résistance au glissement, aux bactéries, ...