Pourquoi participer aux activités de normalisation

Bien que par définition une norme soit d'application volontaire, il se peut néanmoins qu’une réglementation, par exemple une loi, un arrêté royal, un contrat (par exemple un cahier de charges), … y fasse référence. Dès lors, la norme en question prend un caractère plus contraignant, auquel il n'est possible de déroger. De là toute l'importance pour les acteurs du secteur de la construction de participer au processus de normalisation.

En effet, la participation aux activités des commissions de normalisation permet non seulement de faire valoir son expérience et d'influencer en conséquence le contenu des normes, mais également de se positionner stratégiquement sur le marché économique grâce à la connaissance avancée des nouvelles technologies, des nouvelles méthodes et des nouveaux procédés qui permet d’innover, d’anticiper l’évolution du marché, d’améliorer ses produits, ses procédés de fabrication, … De plus, les commissions de normalisation forment de réelles plateformes de connaissance où de nombreux experts (souvent concurrents) se réunissent pour confronter leurs idées, ce qui permet aux entreprises de prendre connaissance des nouvelles technologies de façon précoce.

Enfin, la participation quasi systématique des commissions aux activités de normalisation européennes et internationales peut également permettre aux acteurs d'acquérir une certaine reconnaissance et de véhiculer leur image de marque au-delà des frontières nationales.

Notons également qu’une large part du travail de normalisation sera à l’avenir consacrée au développement des règles relatives aux ouvrages de construction (p.ex. les normes de bonne pratique, …). La participation des divers partenaires belges de la construction (parties tierces, centres de recherche, entrepreneurs, maître d'ouvrage, architecte, bureaux d'ingénierie, fabricants de produits et de matériaux de construction) au processus de normalisation des règles relatives aux ouvrages de construction est donc plus que nécessaire pour que l’approche belge soit prise en considération.