Date de publication : février 2012

9.2.2. Recouvrement direct

Le recouvrement direct de deux revêtements d’étanchéité de nature différente est bien entendu envisageable lorsque les matériaux sont aptes à être assemblés l’un à l’autre. Au sujet des techniques de recouvrement, on se reportera aux agréments techniques des produits considérés.

9.2.2.1. Recouvrement par fusion des deux matériaux

Dans le cas d’une étanchéité bitumineuse ou d’une membrane synthétique enrobée de bitume, le recouvrement peut s’opérer par soudage à la flamme (figure 123).
Afb. 123 Soudage du joint de recouvrement à la flamme.
Les membranes plastomères et élastomères (y compris les élastomères thermoplastiques) dotées d’une bande thermosoudable peuvent être assemblées à l’air chaud (figure 124).
Afb. 124 Soudage du joint de recouvrement à l’air chaud.
Le soudage à l’air chaud du joint de recouvrement est relativement peu appliqué sur les membranes bitumineuses (excepté sur les bitumes modifiés par adjonction de SBS et sur les élastomères enrobés de bitume), l’opération étant plus longue à réaliser que le soudage à la flamme en raison des températures plus basses exigées par le procédé.

La jonction de lés en PVC peut également s’opérer par soudage à froid au moyen d’un solvant spécifique.

Enfin, certains élastomères sont aptes à être assemblés par vulcanisation in situ à l’aide d’un appareillage mobile.

9.2.2.2. Recouvrement par collage des deux matériaux

Il existe sur le marché une large gamme de colles (de contact), de bandes autoadhésives et de pâtes (bitumineuses) qui se prêtent au collage des joints de recouvrement. Cette technique concerne principalement les membranes élastomères (figure 125).
Afb. 125 Joint de recouvrement collé.
Il convient de souligner à cet égard que chaque fabricant préconise généralement son propre mode d’assemblage qui n’est pas forcément compatible ou conciliable avec les matériaux d’autres fabricants (voir à ce sujet le tableau 7).