Coup de projecteur sur le nouveau Comité technique ‘BIM & ICT’ !

L’effervescence autour du numérique dans la construction est aujourd’hui tangible. Le processus BIM (Building Information Model / Modelling / Management) contribue à cette révolution, car il bouleverse fondamentalement la façon de concevoir, de bâtir et d’exploiter les bâtiments. Il s’agit avant tout d’une approche collaborative intégrée entre les partenaires d’un projet. Cette approche met en relation les objets qui composent un bâtiment ainsi que leurs caractéristiques et permet aux utilisateurs d’accélérer l’élaboration et la réalisation des projets, tout en réduisant les coûts de construction et d’exploitation.
L’Europe ne s’y est pas trompée : dans une directive de 2014 concernant les marchés publics, elle recommande la dématérialisation des procédures et privilégie l’usage du BIM lors des appels d’offre pour les projets de bâtiments et d’infrastructures publics. Certains pays de l’Union européenne (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Danemark, Finlande, Norvège…) imposent d’ores et déjà son utilisation pour nombre de leurs marchés publics. Plus récemment, la France leur a emboîté le pas dans le cadre de la ‘Mission Numérique Bâtiment’, dont les recommandations positionnent le BIM au cœur de la démarche.

A l’évidence, la transformation numérique de notre secteur est donc en marche. Pour les entreprises, ce n’est plus un choix, c’est une question de compétitivité. Des mesures ont d’ailleurs été prises, dans notre pays, au niveau national et régional, pour accompagner cette mutation. Tout le monde a en effet à y gagner ! Et certainement l’entrepreneur, qui peut notamment utiliser le BIM comme levier pour l’aider à réduire ses coûts d’inefficacité, qu’on estime entre 5 et 15 % de son chiffre d’affaires.

Le CSTC a toujours joué un rôle de pionnier dans l’informatisation du processus constructif. Aujourd’hui encore, il prend la mesure de l’enjeu en créant un nouveau Comité technique ‘BIM & ICT’. Tout comme ses pairs, celui-ci aura pour tâche d’initier et de coordonner les actions de recherche et d’information qui s’imposent et de suivre les activités de normalisation en la matière. A l’heure qu’il est, sa composition se précise et ses premières priorités se dessinent. Nous vous tiendrons informé de l’avancement de ses travaux. Soyez-y attentif, car tous les acteurs de la construction sont concernés.