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Escaliers : en marche vers l'accessibilité 2004/04.06

Un escalier constitue bien souvent un obstacle pénible pour les personnes à mobilité réduite. Il importe dès lors d'en étudier attentivement, dès le stade du projet, le confort d'utilisation, la sécurité et les possibilités d'adaptation.
La NIT 198 et en particulier le § 2.4.2 relatif à la sécurité des escaliers appellent quelques commentaires, formulés dans notre article en ligne. Fondé sur plusieurs ouvrages de référence, celui-ci présente quelques recommandations en vue de rendre un escalier accessible. Ainsi, il est recommandé que l'escalier soit droit de préférence et doté :
  • d'une largeur suffisante (85 à 90 cm) et de contremarches
  • de marches de même hauteur (1) (18 cm max.) et de girons (2) de même profondeur (min. 22 cm et de préférence ³ 28 cm)
  • d'un nombre limité de marches (12 à 17) dans une volée
  • de marches à nez biseauté (3) muni d'une bande antidérapante assez large (± 5,5 cm) (4) contrastant avec le reste de la surface
  • de chaque côté, de rampes et de mains courantes continues se prolongeant à chaque palier. Idéalement, la rampe suit la pente de l'escalier (5) et un espace suffisant est laissé entre le mur, la main courante et son support
  • d'une rampe secondaire (haut. 60-75 cm) outre la rampe principale (haut. 90-100 cm).
On préconise également :
  • de scinder les escaliers de grande largeur par une ou plusieurs rampes
  • de prévoir des surfaces antidérapantes, ainsi que des repères tactiles et des contrastes de couleurs pour rendre visibles l'escalier, les marches, la rampe et la main courante. La cage d'escalier sera en outre pourvue d'un bon éclairage.
La fonction du bâtiment doit être prise en compte lors de la conception et du dimensionnement de l'escalier. On peut évidemment en espérer plus d'un bâtiment ouvert au public. 





J. Desmyter, ir., et C. Decaesstecker, ir.