Informations utiles
Informations utiles Cet article a été élaboré dans le cadre d'un projet de recherche, en collaboration avec l'IWT (Institut flamand pour l'encouragement de l'innovation par les sciences et les technologies) et le groupe de recherche 'Operations Management' de la K.U.Leuven, qui vise les objectifs suivants :
  • le développement d'un système de gestion des risques efficace permettant aux entreprises de construction d'identifier, d'analyser et de quantifier les facteurs de risque cruciaux
  • l'élaboration d'un cahier des charges pour un système de planification proactif assisté par ordinateur offrant la possibilité aux entreprises de mettre au point un planning de base efficace qui serait, d'une part, suffisamment protégé contre les perturbations habituelles et qui permettrait, d'autre part, d'achever le projet dans le délai imparti, sans dépasser le budget prévu.

Gestion des risques dans la construction 2007/02.01

Au cours d'un projet de construction, de nombreux risques ou incertitudes susceptibles de perturber le planning établi ou le budget prévu peuvent faire leur apparition. L'évaluation correcte de ces risques avant le lancement du projet, de sorte qu'ils puissent être suffisamment pris en compte durant la mise en œuvre, offre dès lors une multitude d'avantages. Le CSTC a souhaité s'impliquer dans ce domaine via le projet de recherche 'Gestion des risques dans la construction'.

Objectif de la gestion des risques

Il ressort de plusiers études et rapports internationaux qu'une large part des projets de construction essuient un échec parce que les objectifs en matière de durée, de coûts et de spécifications du produit n'ont pu être atteints.

Dans ce contexte, la mauvaise gestion des risques et les incertitudes qui apparaissent dans l'environnement interne et externe des produits peuvent être considérées comme la cause principale d'échec.

La gestion des risques a pour but d'identifier, d'évaluer et de quantifier de manière simple les risques précités. Grâce au suivi de différents chantiers, le CSTC a pu élaborer une liste détaillée de risques quantifiés (*) :
  • intempéries
  • réception tardive des plans
  • erreurs lors de l'exécution
  • problèmes de livraison des matériaux
  • qualité inattendue du sol
  • absence du sous-traitant
  • non-respect des délais d'exécution
  • pannes des machines, …
A l'aide de cette liste, il est possible de définir des actions à entreprendre pour anticiper les principaux risques et/ou limiter leur impact.

Résultats du projet de recherche

Les procédures de gestion des risques que l'on retrouve dans la littérature sont souvent très générales et difficilement applicables dans la pratique. Afin d'y remédier, la recherche menée par le CSTC a tenté d'établir une répartition pratique des différentes étapes du processus de gestion des risques :
  • identification des risques
  • introduction des risques dans une base de données
  • analyse et quantification des risques
  • stratégie face aux risques : acceptation, élimination, limitation, anticipation et transfert.
Des méthodes ont été élaborées afin de permettre la réalisation correcte de chacune de ces étapes. La base de données a en outre été complétée, par groupe d'activités, avec les probabilités et les impacts correspondants.
Exemple 1 : Dans le groupe d'activités 'pieux de fondation', il existe non seulement 10 % de risques que l'engin de battage tombe en panne et entraîne un retard d'un jour, mais aussi 10 % de risques que ce retard atteigne jusqu'à 7 jours ouvrables.

Algorithme pour un planning de base stable

Un algorithme rudimentaire a également été mis au point dans le cadre de cette étude. Celui-ci permet d'élaborer un planning de base stable à l'aide d'une identification et d'une quantification des risques, compte tenu de ceux qui sont acceptables. Ce procédé est actuellement à l'essai sur différents chantiers. Il en ressort que la méthode élaborée fournit de meilleurs résultats que la plupart des algorithmes existants.


Présentation simplifiée du processus de gestion des risques.
Présentation simplifiée du processus de gestion des risques.


A. Boone, ing., conseiller principal, division 'Gestion, Qualité et Techniques de l'information', CSTC
(*) Les risques mentionnés ne sont évalués que pour des activités dans le cadre desquelles ils peuvent effectivement faire leur apparition. Le risque d'intempéries n'est dès lors pris en considération que pour des activités susceptibles d'être influencées par les conditions climatiques.


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